Délégation Aude-Roussillon

Témoignage de Marie, bénévole à Vernet Salanque - Perpignan

Bonjour Marie, pour quelle raison avoir choisi le bénévolat ?
Quand j’ai pris ma retraite, je disposais d’un bien précieux pour tous ceux qui travaillent : du temps. J’ai donc décidé de le mettre à la disposition des autres.

Et pourquoi le Secours Catholique ?
Au Secours Catholique je peux mettre en pratique ce que mes études théologiques m’ont permis d’appréhender dans l’ordre de l’esprit. J’ai eu la chance de pouvoir suivre des cycles de formation théologique qui m’ont éclairée sur l’intelligence de la foi. Cet engagement de bénévole m’apporte le grand plaisir d’offrir aux autres ce que j’ai, par ailleurs, appris. Toute ma démarche intellectuelle, spirituelle, prend sens.

En quoi consistent vos échanges avec les « accueillis » ?
Nous sommes installés dans un appartement de la cité, au milieu d’une population essentiellement composée de familles maghrébines, turques et gitanes. Nous recevons surtout des femmes, en grande majorité maghrébines, à qui nous offrons, avec un petit café, un espace de parole, de liberté. Nous les écoutons nous parler de leur quotidien, de leurs enfants, de l’école. Nous partageons nos fêtes et à l’Aïd répondent Noël, les Rois et Pâques. Nous tissons des liens de confiance et – peut-être qui sait ? – d’amitié.

Dans quelle mesure pensez-vous contribuer à améliorer leur vie ?
Notre but n’est pas de les assister, même si ponctuellement et de façon exceptionnelle nous pouvons donner un coup de pouce ; nous sommes là pour les mettre en relation avec toutes les structures qui ont pour fonction de répondre à leurs problèmes. Nous, nous avons pour ambition de les aider à gérer elles-mêmes ces ressources, nous cherchons à les mener vers cette autonomie qui est la condition de toute liberté. Notre vocation, notre ambition est de contribuer à « mettre l’homme debout ». Dans cette cité où vivre est parfois difficile, nous tentons aussi de libérer la parole entre les habitants eux-mêmes – ces femmes, ces mères –, plus habitués à l’indifférence que familiers du « vivre ensemble » qui rend pourtant la vie plus douce.

Que vous apporte ce bénévolat ?
Une profonde richesse, un aboutissement de ma foi : mon prochain, à moi, ce sont elles, ces femmes venues d’ailleurs mais qui vivent ici, avec moi, aujourd’hui. Ce bénévolat m’apporte beaucoup de joie même si nous nous posons encore bien des questions, car nous voudrions tellement mieux faire…    

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